2016 - La blonde, la brune, la rousse

Les textes font l'objet d'un dépôt à la S.A.C.D. Vous pouvez cependant y avoir accès pour les lire dans leur intégralité et le cas échéant prendre contact avec l'auteur pour toute demande de représentation.

La blonde, la brune, la rousse
Théâtre de Boulevard.
Auteur : Hervé Burillier, 2014.

Comédie en deux actes.

80/90 minutes environ pour 4 comédiens (3F - 1H).
Public : Tout public à partir de 8/10 ans.

Synopsis Trois femmes célibataires issues d'horizons sociaux différents qui se sont rencontrées à la suite d'une petite annonce passée sur un site de covoiturage vont fomenter le casse de la banque Del Adam Creuse Père & Fils. Pour parvenir à leur fin, elles vont creuser un tunnel sous la route qui sépare la maison qu'elles occupent du mur d'enceinte de l'établissement bancaire. Un imprévu va cependant enrayer leur plan.

Trois personnages féminins hauts en couleurs, trois électrons au caractère bien trempé.

Il y a Marylou (55/60 ans – Belle femme, grande, élancée, dynamique. Bien habillée, maquillée, cheveux courts ou mi-longs). Présentatrice vedette du Journal Télévisé et autres reportages sur ''Infos Plus'' pendant près de vingt-cinq ans, c'est une star du paysage audiovisuel. Pourtant c'est sans ménagement que la direction de la chaîne vient de la révoquer. Poussée hors de son piédestal, star déchue, elle peine à se remettre de ce qui reste pour elle une humiliation. Par delà le passage de la lumière et des paillettes à celui de l'ombre et de la solitude, c'est aussi la mise en exergue du temps qui passe et avec lui, celle de la déchéance du corps que consciemment ou non elle refuse d'accepter. Depuis, Marylou sombre dans un alcoolisme vengeur tout en se goinfrant de pâtisseries et d'anti-dépresseurs.

Il y a Téa (40 ans – Belle femme, élancée, dynamique. Treillis, cheveux attachés dans l'acte I, puis très féminine et cheveux libres dans l'acte II). Téa est une jeune femme au tempérament d'acier que rien ne semble pouvoir ébranler. Elle a cependant dû quitter le milieu militaire suite aux troubles de Stress Post-traumatique auxquels elle a été exposés lors d'opérations sur le terrain. Parfois ses vieux démons refont surface l'entraînant dans de profondes crises d'angoisse. C'est-elle qui conduit le trio. Elle ne tergiverse pas; brève dans son discours, concise, parfois tranchante, elle agit en toute circonstance avec méthode et sang froid. Pourtant derrière cette froideur apparente, Téa tente secrètement d'oublier sinon de dissimuler une profonde cicatrice.

Il y a Calyssa (30/35 ans – Jolie, drôle, moins grande que Marylou et Téa. Cheveux courts). C'est la plus jeune et la plus insouciante du trio. Ses acolytes la surnomme "Calibre" en raison de son passé meurtrier. Issue d'une banlieue dite chaude, elle a fréquenté la petite délinquance dès l'adolescence et elle sort d'une peine de douze années d'emprisonnement pour l'assassinat de son compagnon qu'elle a tué de quatorze coups de fusil après qu'elle se soit rendue compte qu'elle n'aimait pas les hommes. C'est une anarchiste de la pensée, insoumise. Un esprit totalement décomplexé et vagabond, en contradiction avec la rigueur qu'impose le casse d'une banque.

Henry Del Adam Creuse (45/50 ans  - taille moyenne ou grande, introverti, timide. Cheveux courts).
Henry Del Adam Creuse est l'arrière petit fils de Henriy Del Adam Creuse, fondateur historique de la banque éponyme. Fils à papa sans ambition avouée, niais d'apparence, célibataire endurcit, il vit chez ses parents et n'a que très peu d'expériences de la vie et encore moins des femmes. Il n' attend que le départ à la retraite de son père, actuel Président Directeur Général de la banque, pour prendre à son tour les rênes de l'établissement familial. Sa rencontre avec les trois femmes et notamment Téa va cependant radicalement modifier le cours de sa vie.

Le décors
Très peu de mobilier. La scène se déroule dans le salon dont l'une des fenêtres offre une vue directe sur la banque. Devant cette fenêtre est placée une petite table sur laquelle sont posés une paire de jumelles, calepin, crayons, appareil photo, une longue-vue terrestre sur un trépied. Le salon est encombré d'outillages divers, boiserie d'étayage, tuyaux du système de ventilation, etc. Une table de camping, sur laquelle sont disposés plusieurs plans du chantier. Une porte ouvrant vers la cuisine. A l'opposé une autre porte donnant vers l'extérieur, enfin une ouverture condamnée par une bâche qui conduit dans la pièce faisant office de départ du tunnel.

 Les costumes
Marylou : Tailleur ou pantalon, chemisier, chaussures. Maquillée, coiffée. Très chic.
Téa : Acte I : Militaire : Treillis, rangers, cheveux attachés. Acte II (deuxième entrée) : Très féminine : jupe, pull moulant, bottes ou chaussures à talon, cheveux libres.
Calibre : Acte I : Pantalon en toile, sweat-shirt, baskets, casquette ou bonnet.  Acte II : Tenue de chantier.
Henry :

Acte I et début de l'acte II : Costume, cravate, chaussures.
Acte II (deuxième entrée) : Pantalon clair, large ; chaussures légères, chemise colorée Hawaïenne, Lunettes de soleil dans la poche de la chemise ou sur la tête).

 Lire l'acte I


Pour une demande merci de prendre contact.
h.burillier@gmail.com